ET MOI
Je pourrais vous parler d'elle pendant des heures J'ai une grande admiration pour Céline, bien sur pour l'artiste, mais aussi pour le bel être humain qu'elle est. J'ai été le premier à parler d'elle dans la presse artistique. J'étais alors directeur du journal Echos-Vedettes, qui était la bible artistique de l'époque.
La veille du passage de Céline à l'émission " Michel Jasmin ", René (Angélil) m'avait téléphoné pour me parler de sa découverte, me disant : "J'aimerais connaître tes commentaires par la suite ". J'avais alors écrit que Céline avait un grand potentiel, que la voix pouvait ressembler légèrement à celle de Mireille Mathieu à certains moments, mais qu'elle avait l'étoffe pour devenir une grande chanteuse, n'ayant alors que 13 ans.
J'ai suivi toutes les étapes de la carrière de Céline et j'ai aussi vu le travail accompli par René.
Je me rappelle qu'à la suite de la victoire de Céline à Eurovision, j'avais publié une édition spéciale de 36 pages de Hebdo-Vedette consacrée entièrement à Céline, de la première à la dernière page. J'y avais résumé sa carrière depuis ses débuts et les 150 photos y apparaissant étaient magnifiques.
René m'avait téléphoné une semaine plus tard, à mon bureau, me demandant s'il restait une cinquantaine de copies de cette édition, il voulait les acheter.
" C'est tellement bien détaillé et raconté que je veux m'en servir dans ma présentation à l'échelle internationale " .
Le lendemain c'est 150 copies que je lui faisais parvenir et avec plaisir.
Tout au long de son ascension vers la gloire , Céline n'a jamais changé. J'ai sûrement du l'interviewer une cinquantaine de fois à travers ces années et à chaque fois, ce fut un délice. Sa générosité, sa spontanéité et son authenticité étaient toujours présentes. Il m'est même arrivé de l'interviewer en voiture pendant que René conduisait, ou encore dans sa loge du Forum après un spectacle; je me souviens de l'avoir accueillie un certain soir à 23h00 à l'aéroport de Dorval, lors d'un retour triomphal. Il y a aussi les ouvertures de Nickel's sans oublier ses anniversaires de naissance, où j'ai eu maintes fois la chance d'être le seul journaliste invité.
J'ai eu le privilège de partager de beaux et grands moments avec Céline et certains membres de la Famille Dion. En particulier avec la fille de Liette , Karine, qui devint pour moi, une amie.
J'allais souvent la visiter à l'Hôpital Ste-Justine et nous passions des heures à bavarder au téléphone.
Quelques semaines avant la mort de Karine, Céline se produisait au Forum et au cours d'une conversation, la petite Karine m'exprima le désir de voir ce spectacle. Comme elle était très malade et d'une grande faiblesse, les médecins souhaitaient qu'elle s'abstienne de cette sortie. Mais Karine voulait y aller à tout prix. Elle savait que c'était sa dernière chance de voir Céline sur scène.
J'en fis part à René qui sans hésiter me donna tous les moyens nécessaires pour que Karine puisse se rendre au Forum. Il loua une limousine, fit cueillir Karine à Ste-Justine et nous eûmes des sièges réservés dans la première rangée. Karine, toute vêtue de rouge, jubilait de bonheur. Je poussais son fauteuil roulant tout en traînant les bombonnes d'oxygène qui lui permettaient de respirer. Après le spectacle, dans la loge de Céline, Karine m'avait dit :" Même si on m'avait dit que j'en mourrais je serais venue quand-même mourir pour mourir, aussi bien ici qu'à l'hôpital ".
J'ai aussi eue le plaisir de fêter les 16 ans de Karine, à l'Hôpital Ste-Justine. Quelle belle journée ce fut pour elle. Céline lui avait téléphoné d'Angleterre ce jour là.
Je fus aussi invité aux funérailles de Karine, non pas en tant que journaliste, mais comme ami . Ce fut aussi la même chose au mariage de Céline et René ou à la fête privée donnée pour les 30 ans de Céline. Les invitations me sont toujours parvenues via René lui-même.
Lorsqu'un jour j'ai lui ai manifesté le désir d'amener quelques pionniers de notre colonie artistique au centre Molson pour voir le spectacle de Céline, René me rétorqua : "Tu veux combien de billets, dis moi le nombre et c'est réglé". C'est ainsi qu'en compagnie de Lucille Dumont, Michelle Tisseyre, Clairette Oddera, Rosita Salvador, Henri Bergeron, René Caron, Renée Girard, Julien Bessette et Jen Roger, j'ai vu le dernier show de Céline avant son " aurevoir " du ler janvier 2000. Après le spectacle, nous fûmes reçus dans la loge de la chanteuse et elle nous consacra quelques 30 minutes en privée, se laissant photographier avec ceux et celles qu'elle avait admirés au petit écran, durant sa jeunesse.
Pendant tout ce temps, elle était attendue , dans un autre salon pour une conférence de presse
J'ai vécu chaque grand moment de la carrière de Céline avec beaucoup d'émotion et aussi avec une grande fierté. Un peu comme si c'était quelqu'un de ma famille qui triomphait.
Céline n'a pas fini de nous étonner. Je rêve de la voir sur grand écran.
Je sais que c'est un projet que René a longtemps caressé et je suis convaincu qu'un jour on la verra au cinéma. Je lui prédis même un Oscar.
En attendant, je suis content de la savoir heureuse avec René et leur fils,
René-Charles. Céline et René ont grandement mérité tout le succès qu'ils ont récolté, rien n'a été facile Ils n'ont rien volé à qui que ce soit, ils ont longtemps bûché, ils n'ont jamais abdiqué et surtout, ils n'ont jamais triché.
Comme vous tous, j'attends avec impatience la sortie d'un album ou d'un clip et je rêve du prochain show de Céline. Je vois ses photos à l'occasion, dans les magazines et aussi bien l'avouer, je suis devenu un "groupie " qui lit tout ce qui concerne notre divine Céline.
En attendant, voici en photos des beaux moments que j'ai eu le bonheur de passer avec notre chère Céline. Y en d'autres, mais commençons par ceux là
Salut !