LA PETITE HISTOIRE DE  ROGER SYLVAIN                                                

       C'est  à Montréal,à l'hôpital St-Luc,  le 4 mars l946, à 23h30, que Roger voit le jour. Il sera baptisé à l'Église St-Jacques : Oscar, Joseph, Guy , Roger Leblanc, fils de Madeleine Léveillé et de Roméo Leblanc.
«  Mon père était cantonné à Joliette, lorsqu'il a connu ma mère qui venait de St-Ligori. Ils se sont retrouvés à Montréal et se sont épousés le 1er août 1945.Nous avons habité rue St-Laurent, puis Dorchester.

A l'âge où les enfants jouaient au cowboy, je préfèrais écouter la radio et chanter avec Gérard Barbeau, qui était la jeune vedette de l'époque.  À la maison, toute la famille ou presque a comme passion la chanson, Ma grand-mère   était directrice de la chorale paroissiale (St-Liguori,  puis Ste-Julienne ) alors que ma mère remporta plusieurs concours d'amateurs tant à la radio qu'à  la scène, ce qui lui valu  d' être engagée dans plusieurs cabarets de la Métropole, dont le Café Minuit.Une seconde grossesse mettra fin à sa carrière.  Malheureusement  le bébé est décédé 4 jours après sa naissance, je n'ai donc pas eu de petit frère»
                              

                       DES DÉBUTS SUR SCÈNE À 4 ANS

C'est à l'âge de 4 ans, que Roger fait ses premières armes à la scène . Il chante devant 5,000  personnes lors du centenaire du village de St-Liguori. C'est le curé de la paroisse qui le porte dans ses bras, puisqu'il est trop petit pour rejoindre le microphone.  Ce qui amusa l'assistance et lui valu une ovation.
« J'ai d'ailleurs insisté pour faire un rappel. J'avais déjà le goût de la scène. Comme ma grand-mère, en plus de diriger la chorale des dames de Ste-Anne, chantait aussi au grill les week-ends, je voulais toujours l'accompagner. Elle me cachait dans la loge et j'écoutais ce qu'elle chantait Lorsque nous étions ensemble, la grand-mère, ma mère et moi, nous chantions constamment en harmonie. Avec elle j'ai pu apprendre le grégorien et les succès du palmarès de la chansonnette française. Nous étions aussi toujours branchés sur la radio, j'ai donc grandi dans la musique »

               À L'ORPHELINAT CHEZ LES SOEURS GRISES

Lorsque ses parents se séparent  en l953, Roger se retrouve pensionnaire à L'Orphelinat Catholique de Notre-Dame de Grâce, dirigé par les Soeurs Grises.
Il y devient  le soliste de la chorale et on lui confie les premiers  rôles lors des séances orchestrées par les religieuses.

«Ce furent les belles années de ma jeunesse. Les soeurs ont été de secondes mères. Elles n'avaient pas un rôle facile. Elles étaient deux hospitalières pour 40 petits, qui provenaient de familles différentes, certains étaient orphelins, d'autres de familles monoparentales. Fallait avoir la vocation pour élever tous ces mômes, sans aucun salaire.
Je rendrai toujours hommage au courage des Soeurs Grises et ce qu'elles m'ont appris, m'a servi toute ma vie.» 
En quittant l'Orphelinat Catholique, il se dirige vers le Collège Bourget de Rigaud, dirigé par les Clerc St- Viateur, pour y débuter un cours classique.
« Je voulais devenir professeur, je devais donc faire  le classique. J'ai fait les éléments latins et la syntaxe à Rigaud et  l'année de versification au  Collège  Ste-Marie de Montréal. Puis à 13 ans je n'ai plus eu envie d'enseigner. Je voulais devenir acteur . Par conséquent apprendre l'anglais devenais une nécessité ».

   Pour apprendre la langue de Shakespeare, il part  habiter chez sa grand-mère paternelle à Campbellton, Nouveau Brunswick. A l5 ans il remporte le premier prix d'un concours provincial de composition. En fait il remporte les trois premiers prix, puisqu'il était l'auteur des deux autres textes couronnés...Il avait écrit les textes pour deux autres copains
« J'avais une facilité de composer et quand venait  l'examen de compo, j'étais celui qui écrivait les compositions de tous mes amis. Je ne me répétais jamais d'une à l'autre. Le prof ne pouvait jamais détecter que les textes avaient été écrits par la même personne Il l'a su à la fin de l'année et en a ri »

                               COIFFEUR À 16 ANS

A l6 ans, il décide de devenir coiffeur. Apres une année de cours, il débute au Salon Bernard de Montréal, ou  l'on croise plusieurs grandes vedettes du showbizz québécois.
" C'était tout un honneur  pour moi, de laver les cheveux des Estelle Caron, Michelle Tisseyre, Margot Lefebvre, Clairette et plusieurs autres stars du temps... J'étais du genre groupie et j'adorais me retrouver  avec ces vedettes".
Il demeure dans le domaine de la coiffure durant l2 ans. Il aura son propre salon à Chomedey, Laval.
«Je n'avais pas le sens des affaires et je ne l'aurai jamais. Quand les gens n'avaient pas d'argent, je leur en faisais cadeau ; j'ai donc vendu après deux ans
C'est lorsqu'il travaille au Salon Rosita Salvador que la chanson commence vraiment à le tenter.
Rosita venait de perdre son fils Normand et elle avait besoin de compagnie. Je l'accompagnais durant ses engagements. Elle était moins seule et je la recoiffais entre les spectacles. »

      MES VRAIS DÉBUTS  D'UNE CARRIÈRE DE CHANTEUX

Roger va remplacer un soir, a pied levé l'animatrice- maison de l'Hôtel Bouvrette de St-Jérôme  qui s'est décommandée à la dernière minute.
«J'avais fait les concours de Jean Simon, de Tante Pauline et rempli quelques petits engagements, mais jamais  d'importance. Cette fois, d'animer, ça m'avait plu, je pouvais parler aux gens Peu de temps après je devenais l'animateur attitré de Rosita  Salvador et  je trippais »
Roger prend dès lors goût  à la scène, si bien, qu'il quitte la coiffure quelques mois plus tard pour se lancer dans la grande aventure  des tournées aux quatre coins de la Province. Tantôt  comme animateur, ou comme chanteur invité.
"J'ai alors présenté les Paolo Noël, Michel Louvain, Alys Robi, Ti-Gus et Ti-Mousse, Margot Lefebvre, le Père Gédéon et plusieurs autres...J'ai adoré cette période  de ma vie... je ne me prenais pas pour un chanteur, mais plutôt un « chanteux ». Les tournées me permettaient de découvrir du pays, de rencontrer beaucoup de monde C'était le bonheur La Tuque, Val D'Or, Rouyn-Noranda, La Sarre,Dolbeau, Chicoutimi, Forestville, Gaspé, Kamouraska, je suis allé chanter partout ou presque et dans toutes sortes de conditions. Heureusement qu'il y avait le monde qui était gentil et nous réconciliait avec les conditions de travail On logeait dans des chambres de quatrième ordre.
J'accrochais mes vêtements sur des clous plantés au mur. Du papier journal dans les fenêtres, parce qu'il n'y avait pas de rideaux C'était ainsi, j'étais pas une grosse vedette À part le soir, durant le show  Dans chaque ville, j'adoptais un animal qui errait dans la rue, un chat ou un chien. Je les lavais, les nourrissais et le dimanche soir venu, j'essayais de convaincre des clients du cabaret de les adopter, ça fonctionnait la plupart du temps  "

                       L'AVENTURE HOLLYWOODIENNE

En l972, Roger part s'installer en Californie. Comme il est sans permis de travail, il trouve le moyen de se faire engager à la Délégation du Québec de Los Angeles.
C'est à cette même période qu'il décide de tenter sa chance dans le monde journalistique. Installé à deux pas de Beverly Hills et Hollywood, il va enfin réaliser son plus beau rêve, rencontrer les grandes stars du cinéma, les idoles de son enfance.
«J'ai appris l'anglais en lisant des magazines américains qui parlaient de Marilyn Monroe  et de Brigitte Bardot. Tout ce qui les concernait me captivait, alors je lisais avec un dictionnaire à la portée.  Lorsque je suis arrivé à Hollywood, ce fut comme la réalisation d'un fantasme J'étais à deux pas de ceux que j'avais admirés toute ma vie La seule façon de les rencontrer était de devenir journaliste Je me suis levé un matin  en me disant : je suis journaliste et correspondant pour la presse québécoise.

J'ai fait parvenir un télex à tous les studios de Hollywood, annonçant que le Gouvernement du Québec avait un correspondant de la presse artistique à L.A.  Comme ça provenait de la Délégation du Québec, ils ont mordu et ça m'a ouvert plusieurs  portes. J'ai rencontré Lucille Ball, Jack Lemmon, Beatrice Arthur, Debbie Reynolds, Eva Gabor, Barbara Steisand, Walter Matteau, Rod Mc Kuen  et surtout Mae West. J'ai eu le privilège de passer 5 heures en sa compagnie, dans son salon blanc, à l'écouter me raconter des anecdotes pétillantes de sa carrière, un ravissement
J'ai adoré mes années Hollywood, j'en garde de beaux souvenirs. N'eut été des tremblements de terre, j'y serai probablement encore »

  LE JOURNALISTE FAIT SON ENTRÉE DANS L'ARÈNE DU SHOWBIZ

Ses premières entrevues seront publiées dans  l'hebdo artistique Gala des Artistes, alors dirigé par Jacques Matti et Hélène Fontaine. Par la suite, on pourra lire ses  entrevues hollywodiennes dans le magazine Célébrités.

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Son périple californien  se termine en début de l976. De retour à Montréal, il est engagé aux Publications Québecor inc. On lui confie une chronique dans Le Nouveau Samedi, en premier lieu, puis il se retrouve rédacteur en chef  à Télé-Radiomonde durant deux ans et finalement rédacteur, puis  directeur d'Echos-Vedettes durant  7 ans.
« Je n'avais aucune formation journalistique, je  n'en ai jamais eu depuis, je n'ai pas le doigté pour dactylographier, mais avec quatre doigts j'ai écrit des milliers de feuillets durant mes années « journaliste ». J'avais encore la chance de travailler dans un élément que je chérissais. Mes premières entrevues furent avec Lise Roy , qui était très malade, puis il y eut Jacques Normand, Elaine Bédard, Juliette Pétrie, Michelle Tisseyre, Julien Bessette, Nicole Germain, Rose Ouellette, Manda,  Mimi D'estée, Juliette Huot, des gens que j'avais admirés au petit écran ou  applaudis à  au Théâtre National Imaginez, je me retrouvais dans leur salon à bavarder avec eux. Il est née de belles et grandes amitiés qui ont traversé les années avec plusieurs artistes Il est certain qu'on ne peut plaire à tout le monde, ni aimer tout le monde, mais j'ai une bonne moyenne au bâton »

En l984, un nouvel hebdo artistique voit le jour, Hebdo-Vedettes. Roger en sera  le directeur pendant 11 ans, soit jusqu'en septembre l995.
«Quand il y eut grève aux Hebdo-Artistiques Québécor, j'ai tenu la barre de Échos-Vedettes et Télé-Radiomonde pendant une année et les chiffres de vente ont augmenté au lieu de baisser Ce qui faisait l'affaire des «boss », mais pas de grévistes Lorsqu'ils sont rentrés au travail, les journalistes syndiqués ont exigé que je sois «flushé » J'ai donc eu un temps d'arrêt d'environ six mois entre Echos-Vedettes et Hebdo-Vedettes. Le téléphone sonnait moins souvent, les vrais amis appelaient, mais pas les téteux Ils ont rappliqué à la sortie de Hebdo. On nous prédisait 6 mois et on a fait 11 ans et si Hebdo a fermé ses portes, c'est dû à des pressions qui  provenait d'Échos-Vedettes.
Nous étions 4 et ils étaient 15 et nous étions trop compétitif et quelques  fois gênant Un jour, Pierre Péladeau avait dit en réunion :« Quand Céline Dion arrive à Mirabel,  pourquoi elle arrive seulement  pour Hebdo et jamais pour Échos Pourquoi il y en a toujours plus dans Hebdo qu'Échos ? » La réponse est venue quelques mois plus tard. On ferme !
Au fond, je n'étais pas fâché, je me sentais essoufflé et j'avais envie de faire autre chose. Cependant je n'aurais jamais pu laisser Hebdo Vedettes, c'était comme un bébé Onze ans Je pense que nous formions une belle équipe, comme une famille. Au début il y a eu Pierre Nadeau, celui qui m'a donné ma première vraie chance dans le monde journalistique. Si j'ai fait ce métier, c'est grâce à lui.
Il y a beaucoup de monde qui a défilé, mais ceux qui m'ont marqué sont Normand Vaughan, avec qui j'ai donné le départ d'Hebdo, il avait quitté la Californie pour venir m'épauler dans le projet. Puis  il y a eu Raymond Pelletier, un gars d'une belle intelligence avec un humour unique des années merveilleuses, mes plus belles  dans ce métier. Il y  a aussi Richard Huet que j'avais recyclé comme journaliste. Il a fait quatre ans. Il était mon bras gauche. On a aussi laissé une relève, Karl André qui a poursuivi à 7 Jours et au Lundi. »

Au cours de cette période, il sera aussi comédien dans le téléroman  "L'or du temps" de Réal Giguère, campant le personnage du coiffeur Claude Rivard.

                      COMÉDIEN DANS « L'OR DU TEMPS » :
        IL DEVIENT CLAUDE RIVARD  LE COIFFEUR  DE JACKIE

«Un cadeau qui m'est tombé du Ciel. Je coiffais Claire Bouchard, réalisatrice de «Montréal en direct ». Son amie, Esther Lapointe qui réalisait «L'or du temps » l'avait accompagnée ce soir là. Pendant que je coiffais Claire, je réglais aussi le sort de la moitié du showbusiness Un tel a besoin, faut le passer, une telle a un show qui s'en vient, ses billets ne se vendent pas celui-ci n'arrive pas à payer son loyer . Finalement je bookais tout le monde à l'émission Esther m'observait et elle dit spontanément :  Un coiffeur, ça dit tout et toujours les vraies affaires J'en veux un dans l'émission. Elle fit sa demande à Réal Giguère qui écrivit le personnage de Claude Rivard, sans savoir que j'allais le jouer. Je fis mon screen test et je fus accepté.
Une belle aventure qui a duré 4 ans et dont  on me parle encore aujourd'hui. On m'appelle le coiffeur de Jackie. Ça n'était pas une rôle de composition, j'ai été coiffeur et  j'ai mon ptit coté « bitch »
J,ai eu de belles scènes avec Christine Lamer, Diane St-Jacques, Richard Niquette, Michel Langevin, Ninon lévesque,  Macha Grenon, qui était débutante à l'époque »

                     DERNIER STRAIGTHMAN DE LA POUNE 
                                                                      
Sans pour autant délaisser  le journalisme, Roger remonte sur scène pour devenir le"straight-man' de la légendaire Rose Ouellette, La Poune. Ensemble ils effectuent une tournée de 4 ans dans les résidences et centres d'accueil pour personnes âgées.
«Un périple que je dois aussi à mon ami Pierre Nadeau. Il était le gérant de la Poune et elle voulait aller voir  son public dans les résidences de personnes âgées. Pierre lui proposa que nous fassions équipe et Rose fut enchantée. Nous sommes allé jusqu'en Floride ensemble. Ce fut le dernier engagement. Six semaines à La Vie en Rose. Après sa retraite, j'ai gardé un étroit contact avec  ma Poune, jusqu'à sa fin Il en fut de même pour Juliette Pétrie, que j'ai admirée  et qui m'a beaucoup appris, ce fut une très grande amie pour moi. J'ai été à ses cotés jusqu'au dernier soupir Je l'ai fait pour plusieurs et ça n'est jamais un plaisir de le faire. Mais il faut que quelqu'un le fasse et personne ne s'avance. les gens fuit la mort, ils ont peur, ça les traumatise
mais le mourant lui, il a besoin d'une présence et ça n'attend pas »

                    A LA RADIO DE CJMS- CJRC- CHAI-CKVL
                                ET UN RETOUR À  CJMS

En juin l990, alors qu'il participe déjà  à l'émission " Vedettes en direct " alors animée par Serge Bélair et Marguerite Blais, à CKVL, on lui confie  l'émission "Vedettes Week-end" les samedis  matins.
« J'avais fait des chroniques à CJMS, avec Edward Rémy et André Robert, aussi avec  Réal Giguère et Robert Arcand Il y eut aussi une époque CKLM, avec Claude Valade. Nous avons fait les «Coup de Chapeau », sûrement une vingtaine de soirées hommages. Je me baladais en voiture lettrée de CKLM.  Ça n'a pas changé, aujourd'hui c'est CJMS- De bouche à oreille. MS Locations.
Pour revenir à CKVL, j'avais mon émission, je recevais mes invités, J'improvisais d'une semaine à l'autre. J'ai eu beaucoup de plaisir. J'avais des surprise, des scoops en direct Céline dans sa limo en direction de Mirabel Michèle Richard, le matin de son mariage etc
Un jour j'ai chanté en ondes, c'était pour la fête des mêres et ça a eu une réaction Les gens me demandaient des chansons  et d'un coup le chanteux s'est réveillé »
C'est d'ailleurs les auditeurs de cette émission qui le pousseront à enregistrer une première cassette de chansons intitulée :"Ces chansons qu'on aimera toujours »
«Les auditrices me demandaient telle ou telle chanson et il m'arrivait même de chanter acapela au micro; on me suggéra alors de commettre une cassette regroupant les succès d'hier, ceux  qu'on n'entend plus à la radio et qui pourtant sont encore très présents dans le coeur du public du troisième âge...Le domaine du disque  tout comme la radio et la télévision négligent l'auditoire du troisième âge, qui est pourtant le public le plus fidèle  ."..

L'aventure s'avère un succès.  Roger gravera une seconde cassette, titrée" Ma mère me chantait.." en l994, où l'on retrouve encore des chansons d'autrefois, dont un pot-pourri de tangos et de valses, celles que lui chantaient sa  mère pour l'endormir. Il récidivera avec
l 'enregistrement d'un troisième album titré «Doux souvenirs» en l997 , de même qu'un album du temps des fêtes intitulé «Chantez Noël avec moi».

             ANIMATEUR AU MARCHÉ ST-MARTIN DE LAVAL

Pendant  près de sept  ans, Roger fut animateur-chanteur au Marché St-Martin de Laval. Il quitta à regrets pendant 9 mois et il y est maintenant de retour pour un autre sept ans.   Chaque week-end, en plus d'y offrir un mini tour de chant, il présente des vedettes d' hier, celles  que la télévision  ignore totalement, mais que le public aime toujours réentendre et offre aussi à la relève sa première chance sur les planches:
Tantôt c'est une thématique country, tantôt rétro, ou encore rock-&-roll.  Des revues musicales Ça n'arrête jamais
" je me sens privilégié, de retrouver à chaque fin-de-semaine des  centaines de gens qui m'attendent avec leur plus beau sourire et qui me témoignent leur affection après chaque spectacle...À 55 ans, je fais le plus beaux des métiers et je me sens choyé par ce public si fidèle qu'est celui du troisième âge..."

                     ÉCRIVAIN ; IL A SIGNÉ 4 BIOGRAPHIES

Depuis 1996, Roger Sylvain  est devenu écrivain . Il a signé la rédaction du livre «Olivier Guimond, mon père, mon héros » pour Luc Guimond, puis celui de Steve Fiset « L'amour est plus fort que tout» de  même  qu'un  troisième ouvrage  :«Frenchie Jarraud, le Coeur sur la main ».
J'avais fait en collaboration avec Norman Vaughan, le livre de Manon Guimond : Ma vie avec Olivier » publié chez Québecor dans les années 80. J'ai aimé faire des livres, au moins il reste quelque chose, j'ai probablement écrit l'équivalent de 200 livres en textes en 30 ans de journalisme et il n'en reste rien, on jète les journau et magazines, pas les livres, ils se retrouvent en bibliotèque et demeurent une partie de notre culturele prochain livre sera mon histoire, revue et corrigée. J'en ai entamé l'écriture, il y a déjà une vingtaine de pages, mais ça ne sera pas avant deux ans   J'ai beaucoup d'occupations et je fais cela dans mes temps libres »

             METTEUR EN SCÈNE AU PATRIOTE ET AU CASINO

À l'été 1999, Roger a mis en scène  pour Le Patriote de Ste-Agathe, une revue musicale intitulée « Au cabaret qui chante ». Il y a regroupé des artistes des années 60 et 70, ses amis de longue date. Richard Huet,  Michel Stax, Sylvie Jasmin, Jenny Rock, Norman Knight et Pierret Beauchamp.
S'est jointe au groupe Patricia Pétrie, fille de Juliette Pétrie.
«Elle a débuté sa carrière d'actrice et de chanteuse à 77 ans.
Chaque semaine nous avions un invité spécial qui s'ajoutait au groupe permanent. Il y a eu Clairette, Paul Berval, René Caron, Monique Saintonge, Claude Landré,  Rosita Salvador, Pierre Labelle et Maxime Farago dans un hommage à son père Johnny. Nous avons fait 60 représentations. Puis le spectacle a été remanié pour prendre l'affiche du Cabaret du Casino  de Montréal pour 40 shows. Nous avons fêté la centième au Casino. Nous avons au total 110 représentations à date et il y en a d'autres à venir
J'ai beaucoup de plaisir à monter  ce genre de spectacles. Je le fais régulièrement au Marché St-Martin. Je puis vous dire que je me sens vraiment chez-moi à St-Martin. C'est mon cadeau du week-end »

  Claude Valade et Cie

C'est le 29 novembre 1999 que débutait à CJMS 1040, l'émission « De bouche à oreille », une émission qu'avait antérieurement animée Claude Valade à CKLM. Roger y participait à titre de chroniqueur.
« Dans la formule CJMS, je devais au départ être chroniqueur, mais des changements de parcours m'ont amené à co-animer avec ma chum, Claude. Vingt ans déjà qu'on est des amis, Dans le travail, elle est minutieuse, ce que je ne suis pas mais on fait un bon team.
On en a reçudes invités au fil des deux années qu'on a coanimé Claude et moi. De Bouche à oreille a changé de nom, cest Claude Valade et cie et je suis tres heureux de faire partie de la compagnie. Comme je ne suis pas lève tôt, je peux dormir le matin et me réveiller pour 9h00.
J`ai beaucoup de projets et bientôt j'aurai deux nouveaux albums sur le marché.


        Vous en savez un peu plus sur le flyé que je suis.